Odienné, Côte d’Ivoire — Le directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, Mamadou Berté, a assuré, samedi 22 novembre à Odienné, que le prix d’achat bord champ du kilogramme de noix de cajou — fixé cette année à 350 FCFA — sera désormais strictement appliqué sur toute l’étendue du territoire. Aucun opérateur ne sera autorisé à proposer un prix inférieur, a-t-il insisté devant les acteurs de la filière.
« Grâce aux mécanismes mis en place par le gouvernement, nous pouvons rassurer les producteurs : les 350 francs CFA constituent une base. Plus aucun acteur ne pourra descendre en dessous de ce seuil. Et si les conditions du marché sont favorables, il sera possible d’aller au-delà », a déclaré Mamadou Berté, évoquant des perspectives positives pour la campagne.
Accélération de la transformation locale : un levier pour stabiliser les prix
Le directeur général a souligné que la montée en puissance des capacités nationales de transformation demeure l’un des leviers essentiels pour garantir un prix rémunérateur aux producteurs. La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, affiche actuellement une production estimée à 650 000 tonnes de noix de cajou.
L’ambition du pays est claire : porter la transformation locale à un million de tonnes. Un objectif stratégique visant à réduire la dépendance aux exportations de matière brute et à mieux maîtriser la chaîne de valeur.
« Si nous atteignons un million de tonnes transformées, la quantité exportée sera plus faible et mieux contrôlée. Nous serons en position de négocier davantage », a expliqué Mamadou Berté, en marge de la 5ᵉ Journée nationale des acheteurs de noix de cajou.
Transparence et équité : un appel lancé aux transformateurs
Tout en réaffirmant le soutien de l’État aux producteurs, Mamadou Berté a exhorté les transformateurs locaux à travailler dans un cadre de négociations transparentes, afin de garantir une répartition équitable des profits au sein de la filière.
L’objectif : s’assurer que les producteurs, maillon essentiel de la chaîne, bénéficient pleinement des progrès réalisés par le secteur.
MN





