Abidjan, 13 juillet 2025 – Le ministre des Eaux et Forêts, Laurent Tchagba, a mené une mission officielle au Brésil, du 8 au 11 juillet 2025, pour s’inspirer des modèles brésiliens d’agroforesterie et accélérer la restauration du couvert forestier en Côte d’Ivoire, selon un communiqué officiel . Immersion dans l’excellence brésilienne en agroforesterie La délégation ivoirienne a rencontré des institutions de référence, dont le ministère de l’Environnement, l’IBAMA, l’EMBRAPA, et la BNDES, pour explorer les dispositifs de coopération technique, transfert d’expertise et financements verts. Lors d’une rencontre avec l’Itamaraty (ministère des Affaires étrangères), M. Tchagba a ouvert des pistes concrètes pour formaliser des accords bilatéraux en agroforesterie, gestion forestière et finance climatique, avec une table ronde réunissant acteurs publics et privés.
Un partenariat stratégique pour la Côte d’Ivoire
Le Brésil, modèle mondial de restauration écologique et d’agroforesterie, constitue un réservoir d’outils efficaces que la Côte d’Ivoire veut adapter à son contexte tropical. Cette mission vise notamment à intégrer :
- Des contrats de concession forestière
- Des mécanismes d’incitation financière
- Des modèles de gouvernance décentralisée
- Des projets pilotes adaptés au terrain ivoirien
Impacts attendus pour la restauration forestière
La Côte d’Ivoire ambitionne de restaurer son couvert forestier, passé de 16 millions à moins de 3 millions d’hectares en 60 ans, en le portant à 6,5 millions d’ici 2030 grâce à programmes de reboisement et d’agroforesterie. Ces efforts s’inscrivent dans la Stratégie de Préservation, de Réhabilitation et d’Extension des Forêts (SPREF), soutenue par un plan décennal de 616 milliards FCFA, financé à 35 % par l’État et à 65 % par le secteur privé et les institutions partenaires.
Vers une mise à l’échelle des bonnes pratiques
La collaboration avec la BNDES vise à mobiliser des financements pour le climat, tandis que les échanges avec EMBRAPA fournissent une assistance technique pour la recherche agricole intégrée en agroforesterie Cette synergie diplomatique et technique marque une étape décisive pour faire de l’agroforesterie un pilier du développement durable en Côte d’Ivoire.





