Côte d’Ivoire : Des agents de conseil agricole formés à l’utilisation de l’information climatique à Bouaké
Bouaké, 22 août 2025 – Le Centre international de recherche en agroforesterie (ICRAF) a organisé, le mercredi 20 août à Bouaké, un atelier de renforcement des capacités à l’intention des agents de conseil agricole.
Cette session de formation s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui au développement des filières agricoles (PADFA). Elle avait pour objectif de doter les conseillers agricoles des outils nécessaires pour accompagner les producteurs face aux effets du changement climatique, notamment dans les filières du riz, de la mangue et des cultures vivrières.
Selon le Dr Amani Kouassi, agro-climatologue à l’ICRAF et coordonnateur de l’atelier, l’initiative vise à améliorer la diffusion et l’utilisation efficace des informations agrométéorologiques auprès des producteurs afin d’optimiser les rendements et de réduire les pertes liées aux aléas climatiques.
Au total, 55 agents de conseil venus des régions du Poro, du Hambol, du Tchologo et de Gbêkê ont pris part à cette formation. Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques, dont :
l’utilisation des calendriers culturaux combinés aux données climatiques,
les méthodes de diffusion et d’appropriation de l’information climatique,
des cas pratiques liés au PADFA,
ainsi que la gestion des maladies et ravageurs en lien avec la météo.
Mis en œuvre depuis 2018, le PADFA accompagne les acteurs du monde agricole dans leur adaptation aux nouvelles conditions climatiques afin de garantir la durabilité et la compétitivité des filières stratégiques en Côte d’Ivoire.
MN
RDC – Côte d’Ivoire : vers un partenariat alliant agriculture et écologie
RDC – Côte d’Ivoire : vers un partenariat alliant agriculture et écologie
En marge de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, et son homologue ivoirien, Robert Beugré Mambé, ont posé les bases d’un nouveau cadre de coopération bilatérale. Cette rencontre a mis en évidence la volonté commune des deux gouvernements de renforcer leurs relations et d’initier des projets conjoints dans des secteurs stratégiques.
Une commission mixte RDC–Côte d’Ivoire sera prochainement mise en place afin de concrétiser les accords de coopération. Elle incarnera la volonté des deux pays de mutualiser leurs atouts pour un développement durable. La RDC, présentée comme un « pays-solution » en matière d’environnement et de transition énergétique, et la Côte d’Ivoire, acteur majeur du secteur agricole en Afrique, entendent ainsi créer une synergie gagnante.
« Nos deux pays disposent d’énormes potentiels pour contribuer au développement de la planète », a souligné la Première ministre congolaise. De son côté, le Premier ministre ivoirien a insisté sur la nécessité de préserver la paix, condition essentielle pour assurer le progrès et la prospérité.
Encouragée par la dynamique de la TICAD 9, cette collaboration promet d’ouvrir la voie à une coopération renforcée, tournée vers l’innovation, la durabilité et le bien-être des populations.
MN
Côte d’Ivoire : Naissance de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole du café-cacao
Côte d’Ivoire : Naissance de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole du café-cacao
Yamoussoukro, 22 août 2025 – L’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) de la filière café-cacao est officiellement créée. Réunis en Assemblée Générale Constitutive, du 19 au 21 août 2025 au HP Resort de Yamoussoukro, les délégués représentant l’ensemble des acteurs de la filière – producteurs, acheteurs, transformateurs, exportateurs et industriels – ont adopté les textes fondateurs de cette nouvelle structure.
Fruit d’un long processus conduit par le Comité technique OIA Café-Cacao, cette initiative a mobilisé plusieurs mois de sensibilisation, de collecte et de vérification des données de représentativité des organisations de producteurs, ainsi que des ateliers de concertation. Elle aboutit aujourd’hui à la mise en place d’une organisation chargée de renforcer la cohésion et la compétitivité d’un secteur stratégique pour l’économie ivoirienne.
Au cours de cette assemblée, les participants ont validé les missions, les organes et le mode de fonctionnement de l’OIA. Point fort de la rencontre : l’élection de Siaka Diakité, choisi à l’unanimité comme président du Conseil d’administration.
La création de cette interprofession agricole marque une étape décisive pour la filière café-cacao. Elle vise à améliorer la gouvernance, la traçabilité et la durabilité, tout en favorisant une meilleure organisation des formations, des négociations commerciales et des mécanismes de soutien aux producteurs.
Présidant la cérémonie de clôture, la Secrétaire générale 1 de Yamoussoukro a salué le travail accompli par le Comité technique et invité l’ensemble des acteurs à maintenir l’union et la paix pour assurer le rayonnement de la filière au plan national et international.
MN
Dogbo : L’ONG GFM3 encourage des pratiques agricoles adaptées au climat
Dogbo : L’ONG GFM3 encourage des pratiques agricoles adaptées au climat
San Pedro, 22 août 2025 – L’ONG GFM3 a présenté, le mardi 19 août à San Pedro, les résultats d’un projet mené dans la sous-préfecture de Dogbo pour renforcer la résilience des communautés rurales face aux effets du changement climatique.
Démarré le 1er juillet 2025, le projet intitulé « Appui au renforcement de la résilience et des capacités d’adaptation des communautés de sept villages de Dogbo » s’inscrit dans le programme Transition Bas-Carbone de la Côte d’Ivoire.
Dans chacun des sept villages ciblés, des groupements composés de 30 femmes et 20 hommes ont été créés. Les membres ont été formés à des techniques agricoles durables :
culture associée pour limiter l’agriculture extensive et préserver les sols,
fabrication et usage d’engrais biologiques à base de matières naturelles en remplacement des intrants chimiques,
mise en place de champs-écoles expérimentaux.
Le chef de projet, Dao Ange, a indiqué que la majorité des villages et campements de Dogbo ont adopté ces pratiques, ce qui leur permettra de mieux s’adapter aux changements climatiques, comme la perturbation des saisons, tout en sécurisant leurs récoltes.
Pour assurer la continuité, des échanges d’expériences entre groupements ont été organisés et un comité environnemental local a vu le jour. Ce comité coordonne les actions de sensibilisation et veille au suivi des pratiques agricoles, avec l’appui des services techniques de l’État.
Le sous-préfet de Dogbo, Yao Konan Jean-Baptiste, a salué cette initiative et encouragé les bénéficiaires à préserver les acquis.
Ce projet, financé par Expertise France, prendra fin le 31 août 2025.
MN
Caractérisation des adventices majeures dans les vergers d’anacardier en Côte d’Ivoire
Caractérisation des adventices majeures dans les vergers d’anacardier en Côte d’Ivoire
L’anacardier (Anacardium occidentale L), culture stratégique en Côte d’Ivoire, fait face à une contrainte majeure : la prolifération des adventices. Ces plantes indésirables, en concurrence directe avec les anacardiers, affectent le développement, la productivité et la qualité des noix de cajou. Pour mieux comprendre ce phénomène et proposer des solutions adaptées, une étude scientifique a été menée dans deux zones agroécologiques représentatives du pays.
Objectif de l’étude
L’objectif principal de ce travail était d’identifier et de caractériser les adventices majeures présentes dans les vergers d’anacardier des zones de production de cajou. L’étude visait également à établir une comparaison entre la diversité floristique des zones soudanaise et guinéenne, afin de déterminer les espèces les plus agressives et les plus nuisibles à la culture.
Méthodologie adoptée
Des relevés floristiques ont été réalisés dans les parcelles d’anacardiers, à l’aide de la méthode de surface sous les différentes couronnes d’arbres. Cette approche a permis de recenser de manière systématique les espèces présentes, d’identifier leur fréquence et d’évaluer leur impact potentiel sur la culture.
Résultats globaux
Au total, 469 espèces végétales ont été inventoriées, appartenant à 286 genres et 76 familles botaniques. La zone soudanaise a révélé la présence de 338 espèces réparties en 224 genres et 65 familles, tandis que la zone guinéenne a présenté 364 espèces réparties en 211 genres et 66 familles.
Les familles les plus diversifiées et les plus fréquentes dans ces deux zones sont :
Leguminosae (Fabaceae)
Poaceae (graminées)
Compositae (Asteraceae)
Malvaceae
Rubiaceae
Cyperaceae
Combretaceae
Lamiaceae
Convolvulaceae
De manière générale, les Dicotylédones dominent largement la flore recensée par rapport aux Monocotylédones, confirmant leur forte représentativité dans les agroécosystèmes étudiés.
Principales adventices identifiées
Parmi toutes les espèces répertoriées, certaines se sont distinguées par leur caractère particulièrement envahissant et leur capacité de nuisance élevée. Les adventices les plus agressives, observées dans toutes les zones étudiées, sont :
Chromolaena odorata
Ageratum conyzoides
Croton hirtus
Centrosema pubescens
Euphorbia heterophylla
Ficus sur
Imperata cylindrica
Ces plantes posent un réel défi pour les producteurs, car elles concurrencent directement les jeunes plants d’anacardier pour l’eau, la lumière et les éléments nutritifs.
Particularités par zone
Même si certaines espèces sont largement répandues, des différences régionales ont été observées. En effet, chaque zone agroécologique présente des adventices spécifiques qui accentuent localement leur effet nuisible. Cette variabilité souligne l’importance de mettre en place des stratégies de gestion adaptées au contexte de chaque région de production.
Cette étude constitue une étape essentielle dans la connaissance des adventices qui menacent la culture de l’anacardier en Côte d’Ivoire. Les résultats obtenus mettent en évidence une diversité floristique importante et la présence d’espèces particulièrement envahissantes. Ces données offrent une base scientifique solide pour développer des méthodes de lutte intégrée, adaptées aux réalités agroécologiques de chaque zone, afin de garantir une production durable et rentable de la noix de cajou.
MN
Café-Cacao : Siaka Diakité élu Président du Conseil d’Administration de la nouvelle OIA
Café-Cacao : Siaka Diakité élu Président du Conseil d’Administration de la nouvelle OIA
La filière café-cacao ivoirienne franchit une étape historique avec la création de son Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA). Les acteurs du secteur ont porté à sa tête Siaka Diakité, élu à l’unanimité Président du Conseil d’Administration.
Une interprofession pour structurer la filière
Réunis du 19 au 21 août 2025 à Yamoussoukro, au HP Resort, les délégués représentant les producteurs, acheteurs, transformateurs, exportateurs et industriels ont acté la mise en place de l’OIA Café-Cacao. Cette nouvelle organisation vise à renforcer la régulation, la transparence et la compétitivité d’une filière qui constitue un pilier essentiel de l’économie ivoirienne.
Un processus participatif et inclusif
La création de cette interprofession est le fruit d’un long travail conduit par le Comité Technique OIA Café-Cacao. Ce processus a été marqué par :
des campagnes d’information et de sensibilisation auprès des acteurs ;
la vérification de la représentativité des organisations de producteurs dans toutes les zones de culture ;
l’organisation d’ateliers pour valider la formation des différents collèges.
Les délégués ont ensuite adopté et validé les textes constitutifs de l’OIA, définissant ses missions, ses organes et ses modalités de fonctionnement.
Siaka Diakité élu PCA à l’unanimité
Moment fort de l’Assemblée Générale Constitutive : l’élection du Président du Conseil d’Administration. À l’unanimité, les membres ont confié cette responsabilité à Siaka Diakité, figure reconnue du secteur. Son élection illustre la volonté commune des acteurs de bâtir une interprofession forte et fédératrice.
Un outil stratégique pour l’avenir du café-cacao
Avec la mise en place de l’OIA Café-Cacao, la filière dispose désormais d’un cadre institutionnel solide pour porter les intérêts de tous les maillons de la chaîne de valeur. Cette interprofession ambitionne de :
renforcer la cohésion entre producteurs et industriels ;
défendre des prix justes et rémunérateurs ;
promouvoir la transformation locale et la compétitivité du café et du cacao ivoiriens.
MN
Autosuffisance alimentaire : le FIDA intensifie son soutien aux agriculteurs ivoiriens
Le Fonds international de développement agricole (FIDA) renforce son engagement en Côte d’Ivoire. Objectif : accroître la résilience des producteurs et accélérer la marche vers l’autosuffisance alimentaire.
Un bilan encourageant pour la stratégie 2020-2025
Le 20 août 2025, à Abidjan, le FIDA a organisé un atelier de restitution des résultats de sa Stratégie Pays 2020-2025 (COSOP). L’événement a réuni administrations publiques, partenaires techniques et financiers, secteur privé et organisations paysannes.
Selon Fuminayo Hermann Messan, directeur pays du FIDA, cette stratégie arrive à son terme et ouvrira la voie, dès 2026, à une nouvelle feuille de route. Le portefeuille ivoirien du FIDA est passé de 2 projets en 2023 à 5 en 2025, pour un financement global de plus de 50 millions de dollars. Ces actions ont déjà bénéficié directement à plus de 112 000 exploitants et près de 300 000 bénéficiaires indirects.
Innovations et technologies au service des producteurs
Parmi les solutions mises en avant figure la conservation d’oignons dans des cases adaptées, capables de stocker 3 à 5 tonnes pendant 6 à 8 mois, réduisant les pertes à moins de 10 %. Cette innovation profite particulièrement aux femmes maraîchères, leur garantissant des revenus plus stables et un meilleur accès aux marchés.
Le FIDA encourage également l’approche « 4P » (Producteurs, Privé, Public, Partenaires), qui facilite la coopération entre acteurs agricoles et favorise un meilleur accès au financement ainsi qu’à des prix plus rémunérateurs.
Des résultats concrets sur le terrain
Le ministre d’État, représentant le ministère de l’Agriculture, a rappelé que le FIDA a déjà investi plus de 328 millions de dollars en Côte d’Ivoire depuis le début de sa coopération.
Projet PADFA : avec un budget de 70 millions de dollars, il appuie les filières riz, mangue et maraîchage dans cinq régions. Il a déjà atteint 94 % de ses objectifs, touchant 170 000 bénéficiaires sur les 180 000 prévus.
Projet PUA-CI : lancé dans neuf régions, il a dépassé ses prévisions avec près de 60 000 ménages bénéficiaires contre 56 300 initialement ciblés.
Une vision claire pour 2026-2030
Cet atelier marque une étape importante dans la réflexion autour de la future stratégie 2026-2030. Pour le gouvernement comme pour le FIDA, l’objectif est clair : atteindre l’autosuffisance alimentaire à moyen terme grâce à des projets structurants et innovants.
MN
Secteur agricole : Le FIDA révise son programme stratégique lors d’un atelier à Abidjan
Secteur agricole : Le FIDA révise son programme stratégique lors d’un atelier à Abidjan
Abidjan, 20 août 2025 – Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a lancé, ce mercredi, un atelier de révision annuelle de son Programme d’options stratégiques pays (COSOP 2020-2025), au Plateau. Organisé en collaboration avec le ministère des Finances et du Budget, l’événement a réuni les responsables des projets financés par l’institution, notamment le Projet d’urgence agricole de Côte d’Ivoire (PUA-CI) et le Programme d’Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA).
Arrivé à sa cinquième année d’exécution, le COSOP fait chaque année l’objet d’une évaluation afin de mesurer les progrès réalisés, d’examiner l’état d’avancement des projets et de tirer les leçons des recommandations précédentes. L’édition 2025 vise également à capitaliser les bonnes pratiques et à préparer la prochaine stratégie 2025-2030.
Le Directeur pays du FIDA, Fumilayo Hermann Messan, a rappelé l’importance de cet exercice. « Cet atelier permet de faire le point des résultats, de consolider les acquis et de formuler des recommandations pour clore la stratégie actuelle, tout en préparant la suivante. Le portefeuille pays est en pleine expansion, avec un engagement passé de 300 millions à plus de 500 millions de dollars, et il continuera de croître dans les années à venir », a-t-il indiqué.
Selon lui, plus de 112 000 exploitants agricoles bénéficient déjà de l’appui du FIDA, qui met l’accent sur le renforcement de la résilience des communautés rurales face aux défis climatiques et économiques.
Au nom du ministère de l’Agriculture, le Pr. Jacques Datté, Directeur général de la promotion de l’agro-industrie, a salué l’appui du FIDA dont les financements atteignent aujourd’hui 328 millions de dollars US. Il a souligné que les projets PADFA et PUA-CI contribuent directement au développement de filières stratégiques telles que la mangue, le maïs, le manioc et le riz, améliorant ainsi les revenus et les conditions de vie des populations rurales.
Concernant la sécurité alimentaire, il a rappelé que la Côte d’Ivoire ambitionne d’atteindre l’autosuffisance d’ici 2030, notamment grâce au renforcement de la production vivrière et à l’accompagnement des partenaires financiers.
De son côté, le coordonnateur du PUA-CI, Joël N’Do, a expliqué que son projet couvre actuellement neuf régions et touche près de 60 000 ménages. Il a précisé que la prorogation du programme jusqu’en 2026 vise à consolider les acquis et à renforcer les capacités des bénéficiaires plutôt qu’à étendre la liste des appuis.
Au-delà de l’évaluation du COSOP en cours, cet atelier marque donc une étape décisive vers la définition de la stratégie 2025-2030, avec pour ambition de consolider les acquis, d’amplifier les innovations et de renforcer la résilience des communautés rurales face aux crises climatiques et alimentaires.
MN
Côte d’Ivoire : Entre expulsions et solutions consensuelles dans la forêt classée de Scio.
Côte d’Ivoire : Entre expulsions et solutions consensuelles dans la forêt classée de Scio.
Blolequin, 20 août 2025 Une rencontre s’est tenue mardi 19 août à Blolequin pour examiner la situation des cultivateurs installés dans la forêt classée de Scio, dans l’ouest du pays. Elle a réuni les autorités administratives et forestières, le sous-préfet de Zéaglo, des représentants de l’Agence nationale de l’environnement, du Programme d’investissement forestier (PIF 2), ainsi que des chefs coutumiers et des habitants.
Selon le représentant du PIF 2, Bené Kouamé Lucien, l’occupation illégale des forêts classées contribue fortement à la déforestation. La couverture forestière de la Côte d’Ivoire est passée de 46 % en 2000 à environ 11 % aujourd’hui, soit une perte estimée à 13 millions d’hectares.
Les autorités ont souligné le dilemme auquel l’État est confronté : d’un côté, l’application stricte de la loi qui impose l’expulsion des cultivateurs installés illégalement, et de l’autre, la nécessité de trouver des solutions consensuelles permettant d’impliquer ces populations dans le processus de reboisement. « L’État ne vous expulse pas, mais vous devez accepter des plants dans vos parcelles », a indiqué M. Kouamé.
Cette approche vise à concilier les impératifs de préservation de l’environnement avec la réalité économique des familles qui dépendent de l’agriculture pour vivre. Les discussions engagées devraient permettre de mettre en place un cadre de collaboration durable entre les communautés locales et l’administration forestière.











