Grand-Bassam – La sécurisation du foncier agricole s’impose comme l’un des défis majeurs pour le développement de l’agro-industrie en Côte d’Ivoire. Réunis lors d’un atelier de concertation entre l’État et le secteur privé, les acteurs économiques ont engagé des discussions pour élaborer une feuille de route destinée à renforcer la sécurité des investissements agricoles et prévenir les conflits fonciers. :contentReference[oaicite:0]{index=0}
Organisée à l’initiative du Comité de concertation État-secteur privé (CCESP), en collaboration avec les ministères techniques et la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), cette rencontre vise à répondre à la recrudescence des litiges liés aux terres agricoles et aux défis croissants que pose la sécurisation des investissements dans le secteur rural. :contentReference[oaicite:1]{index=1}
Vers une feuille de route pour le foncier agricole
Pendant plusieurs jours, les participants ont examiné des solutions concrètes pour améliorer la gouvernance foncière. Les échanges ont porté notamment sur la clarification des procédures administratives, la sécurisation des titres fonciers, la mise en place de mécanismes de médiation communautaire et une meilleure articulation entre la planification urbaine et les zones agro-industrielles. :contentReference[oaicite:2]{index=2}
Les conclusions de ces travaux devraient déboucher sur l’élaboration d’un rapport général et d’un Livre blanc qui seront soumis au gouvernement ivoirien. L’objectif est de définir une feuille de route assortie d’actions à court, moyen et long terme pour renforcer la sécurité foncière dans le pays. :contentReference[oaicite:3]{index=3}
Un enjeu clé pour l’industrialisation agricole
Pour les autorités ivoiriennes, la sécurisation des terres constitue un levier essentiel pour dynamiser le secteur agricole et attirer les investissements. Le gouvernement rappelle que plusieurs réformes ont déjà été engagées, notamment la révision de la loi de 1998 sur le foncier rural et la création de l’Agence foncière rurale (AFOR) chargée de délimiter les territoires villageois et de délivrer les certificats fonciers. :contentReference[oaicite:4]{index=4}
Selon les données officielles, plus de 5 586 territoires villageois avaient été délimités et environ 67 835 certificats fonciers délivrés à la fin de l’année 2025, illustrant les progrès réalisés, même si les défis restent importants. :contentReference[oaicite:5]{index=5}
Un facteur décisif pour attirer les investisseurs
Du côté du secteur privé, les opérateurs économiques insistent sur l’importance de la sécurité foncière pour le développement de l’agro-industrie. Sans garanties solides sur l’accès à la terre, les investissements industriels, la transformation locale des produits agricoles et la création de valeur ajoutée restent difficiles à concrétiser.
Les acteurs économiques estiment qu’une gouvernance foncière plus efficace permettra non seulement de réduire les conflits liés à la terre, mais aussi de renforcer la compétitivité de l’économie ivoirienne et d’accélérer la transformation du secteur agricole.
MN




