Abidjan – En Côte d’Ivoire, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds international de développement agricole (FIDA) ont annoncé un renforcement de leur soutien financier en faveur des petits producteurs agricoles. L’objectif est de promouvoir des projets viables, innovants et rentables qui contribuent à la sécurisation des moyens d’existence et à l’augmentation de la productivité rurale.
Cette initiative intervient dans un contexte où les exploitations familiales et les petits agriculteurs sont confrontés à des défis majeurs, notamment l’accès aux financements, la variabilité des prix des intrants et les aléas climatiques qui pèsent sur la production vivrière.
Un appui ciblé pour les projets agricoles viables
La FAO et le FIDA ont indiqué que leurs interventions viseront particulièrement les projets portés par les petits agriculteurs et les organisations paysannes capables de démontrer leur viabilité économique et sociale. Ces projets doivent aussi être ancrés dans une logique de durabilité environnementale.
Les financements accordés pourront soutenir l’adoption de pratiques agroécologiques, l’accès à des intrants de qualité et l’amélioration des systèmes de production, afin d’accroître les rendements tout en réduisant les risques liés au climat et à la dégradation des sols.
Renforcer l’autonomie des agriculteurs
Selon les partenaires techniques et financiers, cet appui s’inscrit dans une logique d’autonomisation des agriculteurs, qui doivent être en mesure de concevoir, piloter et pérenniser leurs projets avec un minimum de dépendance à l’aide extérieure.
La FAO et le FIDA encouragent également la structuration des acteurs agricoles, la formation des paysans et l’accès à des services de conseil technique pour renforcer les capacités locales et améliorer la commercialisation des produits agricoles.
Améliorer la sécurité alimentaire
Pour les autorités ivoiriennes, ce partenariat est une opportunité de réduire la pauvreté rurale, d’améliorer les chaînes de valeur et de renforcer la sécurité alimentaire du pays, en s’appuyant sur des modèles de production durables et résilients face aux défis économiques et environnementaux.
Les représentants de la FAO et du FIDA ont souligné l’importance d’une coordination étroite avec les ministères sectoriels, les organisations paysannes et les acteurs du développement rural pour assurer l’efficacité des interventions et maximiser l’impact sur le terrain.
MN




